L'oeuvre de la Main Senestre
Lors de
la Guerre Divine
, les Dieux qui avaient s’étaient soumis à l’Œuvre de
la Main Dextre
étaient plus organisés que Leurs adversaires. Ils quadrillaient le Bouclier, et éliminaient Leurs ennemis. Mais les hordes sauvages du désordre étaient tout autant redoutables. Mais le chaos régnait entre les vassaux de l’Œuvre de
la Main Senestre
, et de nombreuses divinités erraient seules à la recherche des grandes osts du désordre. Malheur à ceux qui étaient isolés, quand la sonnerie des cors d’électrum des serviteurs de l’Œuvre de
la Main Dextre
résonnait au loin !
Grâce à cela, les phalanges étincelantes des seigneurs de l’Ordre purent chasser Leurs Adversaires vers l’extérieur du Bouclier. L’autorité de l’Œuvre de
la Main Senestre
était totale sur ses vassaux. L’immense territoire à leur disposition n’était pas encore formé. L’Œuvre de
la Main Senestre
alla du Levant au Couchant et du Septentrion au Sud, partout encourageant Ses serviteurs. Ils comblèrent alors le vide, boisant et peuplant selon Leurs désirs, laissant la terre vide et informe à certains endroits. Le Seigneur du Désordre ne s’établit point comme son homologue dans un lieu précis. Il commença par créer ses noirs guerriers, dont il sera question plus bas. Depuis la nuit des temps, il parcourt Ses immenses territoires. Il vit tout, depuis le vertigineux bord du Monde jusqu’à
la Muraille Céleste
, des déserts arides aux montagnes brumeuses.
Le Maître du Chaos a l’aspect d’un noble vieillard, et ressemble à l’Œuvre de
la Main Dextre
comme à un frère jumeau, car tous deux ne sont que deux aspects différents de l’Unique, même si c’est le Divin Scribe en Qui l’Unique mit le plus de Son Divin Être.
Il porte une robe rouge comme le sang et l’iris de ses yeux flamboyants est de rubis. Ses cheveux d’argent hirsutes pendent jusqu’au sol. Il s’appuie sur une canne vermeille. Sa peau d'électrum étincelle. Elle adopte une multitude de teintes, variant selon le lieu et la lumière. On dirait qu’une nuée d’étoiles multicolores grouille sous Sa peau, et c’est peut-être le cas. Il siège sur un trône cramoisi, porté haut par les six plus puissants noirs guerriers qui Le servent. Il n’en est descendu qu’une fois, pour affronter l’Œuvre de
la Main Dextre
avec Sa masse d’arme noire comme la mort.
Le palanquin de l’Œuvre de
la Main Senestre
parcourt Ses terres. De nombreux mortels sont morts pour avoir contemplé l’Œuvre de
la Main Senestre
dans Sa splendeur et Sa toute-puissance. Là où Il passe, les mortels peuvent voir au lointain une lueur irréelle, provoquant leur joie ou leur effroi. Un bruit semblable au tonnerre déchire l’air à chaque pas que font les porteurs du palanquin. L’Œuvre de
la Main Senestre
est suivie par une nuée de faucons qui obscurcissent le ciel et couvre le plus grand fracas de leurs cris. Parfois Elle désire traverser une cité ou une zone habitée. Alors Elle prend un aspect bienveillant et inoffensif.
Innombrables sont les peuplades qui L’ont ainsi adoré et vénéré, voyant en Lui Celui qu’ils nomment le Seigneur de toutes choses, nom qu’employaient les maîtres de savoir connaissant l’existence de l’Unique pour dénommer le Créateur du Bouclier.
L’Œuvre de
la Main Senestre
personnifie le chaos et le désordre. Pour Ses adorateurs, cela signifie la liberté mais pour ses ennemis, Elle symbolise l’anarchie totale, le désordre sans nom. Tel une ruche bourdonnante d’activité fébrile, les royaumes du Désordre sont en perpétuelle mutation. Les révoltes, les guerres et les invasions y sont monnaie courante. Aucun royaume n’est organisé, et parfois un roi n’a de souverain que le nom, le pouvoir appartenant vraiment aux chefs de tribus ou de villages. La féodalité fréquement en vigueur sur les terres de l’Œuvre de
la Main Dextre
n’est qu’une illusions sur les étendues chaotiques des Domaines de l’Œuvre de
la Main Senestre.
Aucune frontière n’est tracée, ni reconnue. Il arrive même qu’un peuple se révolte contre le monarque qu’a mis en place un Dieu, et décide de se gouverner lui-même. De tels phénomènes éphémères et isolés ne sont pourtant pas rares dans ces étranges contrées. Les forces armées chargées de maintenir un semblant de paix, tout au plus des hordes barbares réunies sous l’autorité d’un chef charismatique ou trop menaçant, sont aussi désorganisées qu’une troupe de brigands de grands chemins. Les plus fort règnent en maîtres.
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 21/07/2008